SARL, SAS ou SA ?


Patrick Maurice - Entrepreneur, Expert Comptable, Commissaire aux Comptes

SARL, SAS ou SA ?

Présentation de la SARL

SARL, SAS ou SA ? Pour la SARL, il faut avoir au minimum deux associés et cent au maximum (un seul si la SARL est unipersonnelle, c’est-à-dire une EURL). Le capital social est librement fixé par les associés, 20 % des fonds peuvent être versés au moment de la création, le reste dans les cinq années qui suivent la création de l’entreprise.
Le gérant prend les décisions de gestion courante, mais certaines décisions importantes sont prises en assemblée générale. La responsabilité du dirigeant est limitée aux apports, sauf responsabilité civile et pénale en cas de faute de gestion.

L’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés. Il est néanmoins possible d’opter pour l’impôt sur le revenu, sous certaines conditions, pour les SARL de moins de cinq ans. En ce qui concerne la rémunération du dirigeant, elle est déductible des bénéfices si la société est à l’impôt sur les sociétés.
Le dirigeant est soumis au régime des non-salariés s’il est gérant majoritaire et au régime des salariés s’il est gérant minoritaire ou égalitaire.

SARL, SAS ou SA ?

Présentation de la SAS

Il faut pour une SAS, un ou plusieurs associés. Le montant du capital social est librement fixé. Les associés et les actionnaires ne sont responsables que dans la limite de leurs apports. L’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés. Il est néanmoins possible d’opter pour l’impôt sur le revenu, sous certaines conditions, pour les SAS de moins de cinq ans.
La rémunération du dirigeant est déductible des bénéfices. Le président est « assimilé salarié », comme dans les SA.

La société par actions simplifiée convient aussi bien pour créer une entreprise solo qu’en partenariat avec des associés. Elle permet même d’évoluer de la première solution à la deuxième en toute simplicité, puisque le passage de la SASU à la SAS est automatique dès lors qu’un deuxième associé prend des parts dans le capital. La SAS bénéficie d’une image haut de gamme, plus flatteuse que celle de la SARL. C’est d’ailleurs le statut juridique qui a progressé le plus rapidement au cours des dernières années.

Présentation SA

Plusieurs organes de direction, un commissaire aux comptes, un capital minimum élevé… Créer une société anonyme, c’est jouer dans la cour des grands. Ce statut est adapté à la levée des fonds et donc très populaire auprès des investisseurs professionnels.
Son mode et son coût de fonctionnement le réservent cependant à des projets de grande envergure. Pour un créateur, la SA est le meilleur moyen de convaincre des investisseurs d’entrer au capital. Ces derniers y ont en effet le beau rôle.