Avancer de l’argent en compte courant d’associé ?


Véronique Maurice - Entrepreneuse, Expert Comptable

Du compte courant associé ? Pourquoi et Comment ? Ainsi, vous manquez de trésorerie dans votre société et vous ne souhaitez pas augmenter le capital ?

Compte courant associé = apport de l’argent de l’associé

Afin de financer la trésorerie de la société, l’associé peut apporter de l’argent dans sa société. On parle alors d’apport en compte courant d’associé. En théorie, l’associé pourra ainsi récupérer sa créance directement sans imposition lorsque sa société sera en mesure de la lui rembourser.

Quelques questions : Va-t-on rémunérer ce compte courant ?

Une avance en compte courant s’assimile à un prêt que l’associé ferait à la société.

Sauf disposition contraire, les sommes placées en compte courant sont en théorie remboursables à tout moment. Dans les faits, cela ne doit pas mettre en péril la société.

Le compte courant peut se rémunérer, un peu comme le livret d’épargne. Les intérêts payés par l’entreprise sont déductibles si deux conditions sont respectées.

  • 1°) le capital doit entièrement se libérer,
  • 2°) Pour le calcul des intérêts, le taux utilisé ne doit pas excéder un pourcentage précis communiqué par l’administration fiscale. Il se situe en général aux alentours de 3%.

Avancer de l’argent en compte courant d’associé - easy Compta

Pour l’associé, les intérêts reçus impactent son imposition.

Désormais, Les intérêts perçus se soumettent à un prélèvement à la source non libératoire, calculé sur le montant brut des intérêts, au taux de 24 % opéré directement par la société versante. Ce prélèvement constituera un acompte à valoir sur le montant de l’impôt sur le revenu finalement dû : il viendra donc s’imputer sur le montant de l’IR et, s’il excède l’impôt dû, l’excédent fera l’objet d’un remboursement.

Il est possible cependant de solliciter une dispense du prélèvement non libératoire.

Dans tous les cas, les intérêts se soumettent aux prélèvements sociaux au taux de 15,5 %, et depuis janvier 2013, aux cotisations sociales pour la part excédant 10 % du capital social.

En conclusion, nous vous déconseillons de mettre en place ce dispositif.